Il existe des voyages qui commencent bien avant le départ.
Ils naissent de cette envie de partir, d'admirer d'autres paysages, de rencontrer des êtres différents. Ils naissent, comme souvent, un matin à l'aube, d'une idée, d'un rêve, d'une carte dépliée sur une table, d'une route aperçue dans un livre ou d'un paysage que l'on imagine depuis longtemps.
Les Détours de Compostelle sont de ceux-là.
Pendant environ deux mois, les routes de France, d'Espagne et du Portugal servent de fil conducteur à un voyage où le temps, les rencontres et l'émerveillement comptent davantage que les kilomètres.
Voyager, c'est aussi suivre les traces de celles et ceux qui ont été inspirés par ces paysages. C'est prendre le temps de lire quelques pages d'un poète, d'un écrivain, d'un philosophe ou de contempler l'œuvre d'un peintre là où leur regard s'est posé. Les mots, les couleurs et les idées donnent alors une autre profondeur aux paysages. C'est aussi cela, voyager : rencontrer des êtres différents, même lorsque le temps nous en sépare.