La Biennale de Venise 2018 | La fabrique des imposteurs.

La biennale de venise brenar2018

La Biennale de Venise 2018 | La fabrique des imposteurs.
Huile sur toile | 100 x 160 cm | © Brenar 2018

La technologie peut changer le monde, mais rien ne changera l’homme. Débordant de testostérone, mesurant son phallus à l’aune de sa richesse matérielle et à la grandeur de son pouvoir.

L’art ne fait pas exception, terrain de jeux des puissants succombant au paraître, à la possession, à l’ego, aux belles femmes siliconées et émerveillées par la puissance des mâles dominants.

Dès lors, tout devient imposture, «  se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité intellectuelle » (1), l’important, c’est d’être là, dans la compétition, dans l’événement, dans le présent numérisé et hyper connecté, seul « compte », le résultat, la norme, ce qui doit, ce qui se et « Le » fait.

Nous voilà revenu au 19ème siècle où l’art d’Etat se compromet avec les puissants qui se compromettent à leurs tours avec les exonérations fiscales, les musées, les médias et le marketing des spots mondiaux de l’art contemporain ; fabrique d’imposteurs et de grands masturbateurs.(2)  

La monoculture de l’imaginaire s’installe, la déco Ikéa prend le pouvoir, et l’imposture est une question de survie qui s’apprend dans les écoles.


(1) La fabrique des imposteurs | Roland Gori | © les liens qui libèrent 2013.

(2) Un milliardaire (François Pinault) et un « bad boy » (Damien Hirst) à Venise.
Stupéfiant ! | France2 | Emission du 17.04.17
https://www.youtube.com/watch?v=OVAn2clV0F8